Peaaax':COUZiN && MOI <3
Mes origines sont d'Italie
Etre un rital est un devoir
Ne pas le montrer est un désespoir
Avoir la grande gueule est notre fierté
C'est ce qui nous fait respecter
Mais si vous aimez pas l'Italie
Vous étes mon pire ennemi
Alors un conseil d'amis
Cassez vous vite d'ici.
ITALIA <3
Dans la rue des tenues charmantes
Maquillé comme mon fiancé
Des garçons, filles l'allure stupéfiante
Habillés comme ma fiancée
Cheveux longs cheveux blonds colorés
Toute nue dans une boîte en fer
Il est belle, il est beau décrié
L'outragé mais j'en ai rien à faire
Des visages dans des cheveux d'or
Qui... oublient leur vertu
Mais c'est pas vrai
Qu'ils ont l'air d'un conquistador
Asexués une fois dévêtus
Qui croit quand on les voit comme ça
Excitant toutes les petites filles
Pourquoi on n'y croit plus comme ça
Isolé dans un corps presqu'île
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Décembre 1861. Baudelaire, malade, pauvre, endetté, placé sous la tutelle de M. Ancelle, caresse l’idée saugrenue de se lancer dans la course à l’Académie française. Mal lui en prend : aux misères et vexations de la vie, vont s’ajouter les humiliations des visites aux croulants de la « Vieille dame du quai Conti ». C’est cet épisode de la vie de Baudelaire que raconte Allen S. Weiss dans un très séduisant récit intitulé le Livre bouffon, récit fait de citations et de propos apocryphes du poète, de ses proches et de quelques illustres Immortels de l’époque(Vigny, Hugo, Lamartine…). La prosopopée est un art délicat qui exige tact, finesse, intelligence et empathie avec les personnages dans la peau et l’esprit desquels on se glisse et qu’on fait discourir, et surtout elle requiert une vaste culture, littéraire et historique. Toutes qualités qui caractérisent précisément l’art d’Allen S. Weiss. Le Livre bouffon est le récit vengeur qu’envisageait d’écrire Baudelaire de ses avilissantes visites à ces « nullités absolues » qu’étaient à ses yeux les assis du quai Conti. Naïveté de l’auteur des Fleurs du mal : il aurait dû méditer les échecs de nombre de grands écrivains comme lui – à qui on refusa l’entrée sous la Coupole, et qui méconnaissait manifestement les statuts de 1635 de l’Académie exigeant que le candidat soit de « bonnes m½urs ». Comment cet immoraliste débauché pouvait-il espérer être adoubé par une majorité de vieux cachectiques puissamment réactionnaires ? Les imagine-t-on, les mêmes ou leurs clones, recevant dans leur palais Rimbaud, Lautréamont, Barbey d’Aurevilly, Bloy, Artaud, Bataille, Genet, Breton, Céline, Aragon… (trop de diable, trop de sexe, trop d’incorrection morale et politique, chez ces écrivains qui, mieux que l’immortalité, ont l’éternité pour eux). Amusant télescopage : c’est au moment où paraissait le livre d’Allen S. Weiss qu’on assistait à une course aux fauteuils de jeunes assoiffés d’immortalité (jeunes par rapport à l’âge moyen de ces messieurs-dames du Quai). C’est qu’on nous les a bien changés nos Impérissables, le politiquement correct n’est plus ce qu’il était. Au temps de Baudelaire, sur leurs fauteuils, ils penchaient nettement à droite, les assis de la Coupole.
Or voilà que près d’un siècle et demi après, leurs clones ont préféré aux deux jeunots plutôt classés à droite un troisième ayant, lui, une réputation d’anti-conformiste plutôt gauchisant, François Weyergans, lequel, au terme d’un raid éclair, va occuper le fauteuil de Maurice Rheims (tiens, au fait, dans quel cul-de-basse-fosse du palais le
malheureux Alain Robbe-Grillet, a-t-il disparu ?). ll y en avait bien un autre de candidat, plutôt de sensibilité de gauche lui aussi, Renaud Camus, mais un concurrent vicieux a dû lui jouer le mauvais tour de distribuer aux pensionnaires du palais Mazarin son livre Tricks, récit hard de ses dragues homosexuelles. Questions : les refusés ont-ils, comme Baudelaire, le projet d’écrire leur Livre
bouffon ? Les lettres envoyées par l’élu à ses pairs immortels sont- elles de banals cirages de pompes, ou, le connaissant, des exercices déguisés de franche bouffonnerie ? À suivre.
Jacques Henric
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Sachant parfaitement quels effets bénéfiques l’euphorie créée par la vente Saint Laurent-Bergé a pu avoir dans un moment où le marché de l’art affronte la crise économique, je ne vais pas critiquer l’événement. Toutefois, elle suscite tant de réflexions amusantes qu’on me pardonnera de revenir encore une fois sur ce phénomène médiatique, auquel, d’ailleurs, art press a participé comme les autres. Qui, dans notre société, échappe à ses contradictions ? Dans le même numéro de Libération où Daniel Schneidermann, dans sa chronique consacrée aux médias, stigmatisait le Nouvel Observateur et l’Express pour avoir consacré des articles à Sofia Coppola, et non pas à ses films, mais au sac à main qu’elle a créé pour Vuitton, on pouvait, en remontant les pages, tout apprendre de cette fameuse vente Saint Laurent-Bergé dans un cahier spécial de huit pages. Vincent Noce, spécialiste maison du marché de l’art, connu pour sa rigueur dans l’examen des vices de ce milieu, y allait de la brosse à reluire sur les dorures du mobilier 18e, aidé, dans le plus pur style « publi- reportage », par Gérard Lefort, critique cinématographique qu’on a connu plus caustique. J’en conclus que Libération est un journal qui respecte vraiment la liberté d’expression individuelle de ses collaborateurs. Et en tant que journaliste moi-même, parfois un peu tiraillée entre diverses obligations, je me sentirai désormais moins morveuse quand je lirai dans Libé des leçons de déontologie. À propos de contradictions, je me suis aussi demandé combien de personnes, dans la foule qui a piétiné des heures durant, dans le froid, pour visiter l’exposition de la collection avant la vente, étaient de celles qui rient aux blagues qui circulent sur le style bling bling de notre président de la République. Parce que – on me permettra cette appréciation esthétique – d’après ce que j’ai pu en juger sur photos, l’environnement dans lequel ont vécu Yves Saint Laurent et Pierre Bergé n’était pas caractérisé par sa sobriété ni par sa discrétion. Des oreilles musicales très fines m’expliqueront peut-être que le bling bling de gauche ne résonne pas de la même façon que le bling bling de droite. Personnellement, mon goût ne me porte pas vers le kitsch, qu’il soit ou non validé par son ancienneté et sa valeur. J’ai été frappée de voir, toujours sur les mêmes photos, à quel point le tableau de Mondrian tranchait. Saint Laurent a peut-être créé des robes «Mondrian », il s’est bien gardé de vivre dans une maison aménagée
selon les principes architecturaux du néoplasticisme. Si j’en crois le succès médiatique et financier de la vente, il y a un atavisme profond de notre société qui l’entraîne vers les banquettes art-déco recouvertes façon léopard, le bestiaire des Lalanne, ou encore, pour évoquer un autre événement artistique récent, les bibelots géants de Jeff Koons dans les ors de Versailles. Mais l’½uvre d’art, celle de l’artiste véritable, est celle qui bien sûr s’arrache à cette fatalité.
Catherine Millet
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«Par où pourrions-nous mieux commencer que par notre mère commune, la nature? Tout ce qu'elle engendre, non seulement et tenant à elle par ses racines, doit par sa volonté être parfait en son genre : les arbres, les vignes et les végétaux plus humbles incapables de s'élever bien haut au-dessus du sol, sont, les uns, toujours verts, les autres, dépouillés pendant l'hiver, ont des feuilles grâce à la tiédeur du printemps ; et il n'en est pas qui n'ait assez de vie, grâce à un mouvement intérieur et aux semences contenus en lui, pour produire des fleurs, des fruits ou des baies ; en tous ces êtres tout arrive à la perfection autant qu'il est en eux et si nulle violence ne leur fait obstacle. (38) Plus facilement encore, les bêtes, que la nature a douées de sens, peuvent faire voir la force de la nature; car elle a voulu des bêtes qui nagent et habitent les eaux, des oiseaux qui jouissent librement du ciel, des bêtes rampantes, d'autres qui marchent, les unes solitaires, les autres rassemblées en troupeaux, les unes sauvages, les autres domestiques, certaines vivant dans des abris souterrains. Et chacune d'elles, gardant sa fonction propre et incapable de passer au genre de vie d'un animal d'espèce différente, persiste dans la loi de nature. Et comme chaque bête a été douée par la nature d'un trait particulier qu'elle conserve comme son bien propre et qui ne la quitte pas, de même l'homme a reçu un caractère particulier, mais bien supérieur, encore que le mot supérieur doive se dire des choses qui admettent quelque comparaison avec les autres. I Or l'âme de l'homme, parcelle détachée de l'intellect divin, n'est comparable à aucun être, sinon, s'il est permis de parler ainsi, à Dieu lui-même. Si donc cette âme est cultivée, si l'on a dirigé son regard avec assez de soin pour qu'elle ne soit pas aveuglée par les erreurs, elle devient alors une intelligence parfaite, c'est-à-dire une raison achevée ; et si le bonheur appartient à tout être à qui rien ne manque et qui est en son genre accompli et complet, et si c'est là le propre de la vertu, il en résulte certainement que tous ceux qui possèdent la vertu sont heureux. En cela, je suis d'accord avec Brutus, c'est-à-dire avec Aristote, Xénocrate, Speusippe et Polémon. Mais je trouve encore qu'ils possèdent le bonheur parfait. En effet que manque-t-il pour vivre heureux à l'homme qui est assuré de ses biens propres? Et comment celui qui n'en est pas assuré pourrait-il être heureux?
Texte de : Le bonheur dépend de l'âme seule
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Avoir connu l’amour donne à la nature humaine une harmonie qui ne s’efface jamais complètement ; je dirai maintenant que l’acte de choisir confère une solennité, une calme dignité qui ne se perd jamais tout à fait. Bien des gens attachent un prix extraordinaire à la faveur d’avoir vu face à face tel ou tel remarquable personnage historique. Ils n’oublient jamais cette impression ; elle donne à leur âme une image idéale qui ennoblit leur caractère ; pourtant, cet instant, si important soit-il, n’est rien comparé à l’instant du choix. Quand donc le calme s’est épandu sur toutes les choses à l’entour, solennel comme la nuit étoilé, quand l’âme devient seule dans tout l’univers, elle voit apparaître devant elle, non pas un grand homme, mais la puissance éternelle elle-même ; alors le ciel semble s’ouvrir, et le moi se choisit ou plutôt se reçoit. Alors l’âme a vu e bien suprême que ne saurait contempler le regard d’aucun mortel et qu’elle ne peut jamais oublier ; alors la personnalité reçoit l’accolade qui la sacre chevalier de l’éternité. L’homme ne devient pas autre qu’il n’était auparavant, il devient lui-même ; sa conscience se rassemble, et il est lui-même. Un héritier, même des trésors de l’univers, ne les possède pas avant sa majorité ; pareillement, la personnalité même la plus riche n’est rien avant de s’être choisie, tandis que celle que l’on pourrait dire la plus pauvre est tout quand elle s’est choisie ; car la grandeur humaine ne consiste pas à être ceci ou cela, mais soi-même : et tout homme le peut quand il veut.
L’alternative, 1843
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Comment peut-on vivre sur cette terre sans lui porter atteinte ou détruire sa beauté , sans apporter la souffrance et la mort aux autres ?
Vous êtes-vous jamais posé cette question ? Véritablement ? Pas en théorie, mais véritablement, vous êtes-vous posé cette question, lui avez-vous fait face ? Ne la fuyez pas, n'expliquez pas que la souffrance est nécessaire, et tout le reste, mais regardez-la, affrontez-la. Vous êtes-vous jamais posé une telle question ? Pas en masse, pas pour faire une manifestation contre un politicien qui veut détruire un parc national, ou pour telle ou telle cause.
Pour se poser une telle question, il faut qu'elle vous consume, que ce soit quelque chose de considérablement important, pas une question fantaisiste pour passer le temps. Vivre sur cette terre avec son extraordinaire beauté sans la détruire; pour mettre fin à la souffrance, pour ne pas tuer un autre être humain, pour ne pas tuer une chose vivante. Il existe une secte en Inde dont le seul moyen de déplacement est la marche. Ils ne prennent ni le train, ni l'avion ni aucun véhicule et ils portent un masque pour ne pas tuer in insecte en respirant. Quelques membres de ce groupe sont venus voir l'orateur, ils ont marché pendant treize cents kilomètres. Et ils ne veulent pas tuer. Il y a aussi ceux qui veulent tuer : tuer pour le sport, tuer pour s'amuser, tuer pour le profit - toute l'industrie de la viande, ceux qui détruisent la terre, rejettent des gaz empoisonnés, polluent l'air, l'eau et polluent les autres. C'est bien ce que nous faisons à la terre et aux autres. Peut-on vivre sur cette terre avec cette grande beauté et ne pas apporter la souffrance et la mort aux autres ? C'est une question très, très sérieuse. Vivre une vie qui ne provoque pas la souffrance ou la mort des autres. Cela signifie ne pas tuer un être humain et aussi ne pas tuer les animaux pour se divertir ou pour manger. Comprenez-vous tout cela ? Telle est la question. Il y avait en Inde, une catégorie de gens qui ne mangeaient jamais de viande. Ils pensaient qu'il était mauvais de tuer. On les appelait alors les brahmanes. La civilisation occidentale ne s'est jamais posé la question de savoir s'il est juste de tuer, s'il est justifié de tuer une chose vivante. Le monde occidental a détruit des races entières. D'accord ? L'Amérique a détruit les Indiens, elle les a anéantis car elle voulait leur terre et tout le reste. Pouvons-nous vivre sur cette terre sans tuer, sans guerre ? Je peux vous répondre mais, à quoi cela vous servira-t-il si vous tuez ? Je ne préconise pas le végétarisme (Il y a quelque temps quelqu'un écrivait : "Le végétarisme se répand sur ce pays comme une maladie dégoûtante !") Mais vous tuez un chou, où placez-vous la limite ? En faites-vous un problème ? Comprenez-vous ma question ? Si vous êtes contre la guerre, comme certains êtres humains, moi y compris, le sont et contre le fait de tuer d'autres hommes, quelle qu'en soit la raison, alors vous ne pouvez même plus poster une lettre ! Le timbre, la nourriture que vous achetez, une partie de ce que vous payez va à la défense, à l'armement. Si vous achetez de l'essence, une parti du prix y va aussi etc., etc. Alors que faire ? Si vous ne payez pas les taxes vous aurez des amendes ou vous irez en prison. Si vous n'achetez pas de timbres ou d'essence, vous ne pourrez pas écrire ou voyager. Alors vous vous isolerez et vivre de cette façon semble plutôt futile. Alors que faire ? Allez-vous dire : "Je ne voyagerai pas, je n'écrirai pas ? " Puisque tout cela contribue à soutenir l'armée, la marine et les armements - vous suivez ? -, tout ce racket. Ou bien voulez-vous approcher ce problème de façon différente ? Pourquoi tuons-nous ? Les religions, surtout le christianisme, ont tué énormément de gens. Elles ont torturé des gens, les ont traités d'hérétiques et les ont brûlés. Vous connaissez toute cette histoire. Les musulmans ont fait la même chose. Les hindous et les bouddhistes sont probablement les seuls qui n'ont pas tué - leur religion l'interdit.
Comment vivre sur cette terre sans tuer ou faire souffrir un autre ? Approfondit réellement cette question est un processus très, très sérieux. Est-ce que c'est cette qualité d'amour qui répond à cette question ? Si vous aimez un autre être, êtes-vous prêt à le tuer ? Allez-vous tuer, à part ce dont vous avez besoin pour vous nourrir, des légumes, des noix, etc., à part cela, allez-vous tuer ? Approfondissez toutes ces questions et vivez avec, pour l'amour du ciel, ne vous contentez pas d'en parler. Ce qui divise le monde, ce sont les idéaux, l'idéologie d'un groupe contre celle d'un autre, cette division apparemment éternelle entre l'homme et la femme, etc. On a essayé de jeter un pont avec la logique, la pensée, la raison, à l'aide de différentes institutions, fondations et organisations, et on n'a absolument pas réussi. C'est un fait. Le savoir n'a pas non plus résolu ce problème - le savoir dans le sens d'une expérience accumulée, etc. Et la pensée n'a certainement pas résolu ce problème. Il n' y a donc qu'une possibilité pour sortir de là : découvrir ce qu'est l'amour. L'amour n'est pas le désir, l'amour n'est pas la possession, l'amour n'est pas une activité égoïste, égocentrique - moi d'abord et toi après. Mais apparemment, cet amour n'a pas de signification pour la plupart des gens. Ils peuvent écrire des livres sur ce sujet, mais cela n'a pas de sens, alors ils essayent d'inventer cette qualité, ce parfum, ce feu, cette compassion. Et la compassion a sa propre intelligence, qui est l'intelligence suprême. Quand il y a cette intelligence née de la compassion, de l'amour, alors tous ces problèmes sont résolus simplement, tranquillement mais nous ne poursuivons jamais jusqu'à son terme. Nous pouvons la poursuivre intellectuellement, verbalement, mais si vous le faites avec votre coeur, avec votre esprit, avec votre passion, alors la terre restera belle. Et il y a alors un grand sentiment de beauté en soi".
Ojai, le 24 mai 1984
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Point Final.
BaabyxSummer
Veuu Voiir BESTAAAH de son coeuur<3
14 ans
France
# Posté le mercredi 08 juillet 2009 16:58
Modifié le dimanche 18 octobre 2009 06:25
